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« Le Centre Simon-Wiesenthal félicite la ministre de l’Intérieur belge et la prie maintenant d’empêcher l’organisateur de ce festival de haine de se présenter aux élections européennes du 25 mai prochain. »

Paris, le 5 mai 2014

L’appel du Centre Simon-Wiesenthal pour interdire le festival de haine organisé hier à Bruxelles par l’extrême-droite a été entendu : Joëlle Millequet, ministre belge de l’Intérieur, et Eric Thomas, maire d’Anderlecht, commune de la périphérie de Bruxelles, ont prohibé ce congrès en tant que menace à l’ordre public.

L’interdiction a reçu l’appui des 18 autres municipalités de la capitale belge afin d’éviter que le lieu de ce rassemblement ne soit modifié à la dernière minute, et le Conseil d’Etat a avalisé cette décision. Les quelque 500 participants présents dimanche ont finalement été dispersés par la police à l’aide de canons à eau.

Le directeur des Relations internationales du Centre Simon-Wiesenthal, Shimon Samuels, a déclaré : « Cette victoire de la démocratie belge représente aussi une défaite pour les antisémites français Dieudonné et Alain Soral, qui avaient présenté leur "liste antisioniste" aux élections européennes de 2009. »

M. Samuels soulignait que « Debout les Belges ! » – les organisateurs de la provocation d’hier – se présentent aux élections européennes du 25 mai prochain, bien que le président de ce mouvement, Laurent Louis, ait été destitué de son immunité parlementaire pour avoir fait le salut hitlérien inversé de la quenelle à la Chambre des députés. Ce dernier avait aussi fait référence à la Shoah comme « mise en œuvre et financée par les pionniers du sionisme ». Il avait en outre posé pour des photos devant le Parlement en train de piétiner le drapeau israélien.

M. Samuels a félicité la ministre de l’Intérieur pour avoir ordonné cette interdiction. Il la priait maintenant d’empêcher « Debout les Belges ! » de se présenter aux élections européennes de mai prochain.

« Si des racistes purs et durs étaient élus dans une institution de l’Union européenne qui siège à Bruxelles, ils ne jetteraient pas seulement le discrédit sur la Belgique – ils entacheraient aussi le Parlement européen dans son ensemble. La haine néo-nazie et la violence en seraient décuplées sur le continent tout entier », avertissait M. Samuels.

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DLB