En ces temps de mondialisation folle, de mondialisme fou, d’Européisme forcé, de destruction des nations, des identités, des sexes, de plus en plus d’humains se raccrochent à ce qu’il leur reste. Chacun sait qu’en Belgique, comme partout dans le monde, nous sommes très attachés à nos folklores, nos traditions locales, nos patois. Chaque patelin est fier de sa bière, de son terroir, de son carnaval, voire de son club de football.  Voyons comment nos « élites » s’acharnent à détruire tout sentiment d’appartenance à une identité locale. Et pire, comment des technocrates non-élus agissent à un niveau très localisé.

Prenons un exemple très concret, dans l’Ouest du Hainaut. Le socialiste Rudy Demotte, alors qu’il était bourgmestre de Flobecq, et ministre-président de la région Wallonne a lancé voici 7 ans l’idée de « Wallonie Picarde ». Ce concept est sensé être une sous-région, regroupant les arrondissements administratifs de Tournai, Mouscron et Ath. C’est ainsi qu’un  beau jour, sans que l’on consulte les habitants, est venue cette idée  de « WAPI », pour les intimes. Les journaux et la télévision régionale ont expliqué aux citoyens que désormais ils habitent en Wallonie Picarde, un point c’est tout. Cette idée peut sembler intéressante d’un point de vue touristique ou économique à première vue. En effet, une union de plusieurs villes et villages ne peut qu’être positive pour attirer des touristes et des investisseurs dans la région. En revanche, là où cela devient inquiétant, c’est  lorsque cette union devient un organe qui enlève du pouvoir aux communes. La Wallonie Picarde a son siège, tient un conseil de développement, a fusionné pratiquement toutes les intercommunales, a fusionné les chambres d’industrie et de commerce, etc...  Autrement dit, les communes sont en train de perdre de plus en plus de pouvoir au profit de cette « communauté des communes », pour qui bien sûr personne n’a voté. Dernier exemple en date : l’ensemble des communes de « Wallonie picarde » a récemment refusé de payer une redevance pour la chaîne de télévision régionale « Notélé », une chaîne qui fait sans cesse la promotion (pour ne pas dire la propagande) de Rudy Demotte et de sa Wallonie picarde. Conséquence ? Notélé est au bord de la faillite, et sous l’impulsion autoritaire de Rudy Demotte, ce sont les intercommunales IEG et IDETA qui débourseront 600.000 euros. D’une certaine manière, c’est toujours le citoyen qui paie, mais on lui fait croire qu’il ne paie plus cette redevance via ses impôts communaux.  

Il faut également savoir que Rudy Demotte fréquente le Grand-Orient de Belgique, et qu’il a récemment présenté un travail, lors d’une réunion de la loge tournaisienne des Frères réunis, intitulé : « Wapital ». On est en droit de se demander s’il est bien normal que cette Wallonie Picarde, qui fait l’unanimité chez les décideurs politiques et les journalistes, soit comme par hasard un sujet de discussion dans les loges Franc-maçonnes. Coïncidence ?

Autre aspect de cette « globalisation » : le culturel et le sportif. Nous voyons apparaître comme par magie un « concours d’éloquence de Wallonie picarde », un concours de « miss Wallonie picarde », nous voyons des décideurs politiques qui n’ont jamais vu un stade de foot de leur vie, faire la promotion d’un « football club Wallonie picarde ». Les exemples sont incalculables. Rappelons, qu’il y a sept ans, ce terme n’existait pas, et qu’il a été imposé  par les médias et le Parti Socialiste du jour au lendemain. On nous rappelle à longueur de journée que l’habitant de Comines et de Leuze ont la même culture et les mêmes traditions, ce qui n’a évidemment aucun sens.

Nous pouvons sans problèmes faire la comparaison avec l’Union Européenne, qui dicte ses lois aux gouvernements nationaux. Les « petites » entités (communes et gouvernement) gèrent les crises, font face à la colère légitime des citoyens, mais sont en réalité sous la tutelle d’entités qui n’ont pas été élus (communautés de communes et Union Européenne).

Une dernière remarque important pour nos amis Français. Le député Wallon Daniel Senesael, un proche de Rudy Demotte, a récemment été invité à intervenir au congrès des maires de France, pour parler de la fusion des communes. L’un des thèmes de ce congrès était : « 36 769 maires : chance ou faiblesse pour la République? ». A suivre de près…

A lire sur le sujet:

http://www.levif.be/info/actualite/belgique/rudy-demotte-a-t-il-oublie-qu-il-etait-franc-macon/article-4000368947290.htm

http://www.nordeclair.be/674588/article/regions/tournai/actualite/2013-03-01/rudy-demotte-la-wallonie-picarde-n-est-pas-un-machin

 

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